Eglise Saint Jean Baptiste

PDF

Envoyer par mail

Envoyer par mail


Séparés par des virgules
Vous êtes ici :

Eglise Saint Jean Baptiste

 

 

 Située en Midi-Pyrénées – département de la Haute Garonne - à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Toulouse en direction de Carcassonne, la commune de Belberaud fait le lien entre le Pays Toulousain et le Lauragais.

 

PRESENTATION GENERALE

Le village de Belberaud forme un habitat plus-ou-moins dispersé sur les premiers coteaux bordant au nord la vallée de l’Hers. L’église est située sur une colline dominant une partie du village. Crépie à l’extérieur, et enduite ou peinte à l’intérieur, elle est bâtie en briques (sauf le portail en pierre), mais celles-ci ne sont visibles que sur le clocher.
De l’ancienne église romane, subsiste le portail. Mais la plus grande partie de l’édifice est de style gothique. Les contreforts supportant les ogives, sont relativement massifs. Ces supports ponctuels pénètrent dans le bâtiment. Ils y définissent des espaces dans lesquels se logent les chapelles. Au XVIe siècle, le bâtiment a souffert des troubles engendrés par la Réforme. Il n’a pu se relever de ses ruines qu’en 1596, après les Guerres de Religion. Il en reste des irrégularités architecturales (plan, élévation). Le clocher est beaucoup plus tardif : il date de 1892.
Cette église est très intéressante par sa diversité. Outre la succession de styles architecturaux bien définis, la peinture y est présentenotamment sous forme de fresques ainsi que la sculpture par le portail roman. 

 

DESCRIPTION DE L’EGLISE


L’édifice est orienté. L’abside est bâtie sur un plan pentagonal ; c’est l’une des caractéristiques des églises de la région. D'autres bâtiments, dont le presbytère et la sacristie, y sont adossés. Au nord se trouve le cimetière, séparé de l'église par un chemin.
Le clocher néo-roman est en brique apparente. Ses trois étages et sa flèche se dressent à l’ouest de l’église. La nef comporte trois travées de plan barlong ouvrant sur cinq chapelles : deux au nord et trois au sud. Au nord ouest, le porche de l’entrée abrite un portail roman orné de six chapiteaux sculptés. Le bâtiment est voûté d’ogives, exception faite de l'arc en plein cintre du portail et de la structure du clocher.

 

LA SCULPTURE MONUMENTALE


Abrité par un porche, le portail de pierre est formé de quatre colonnes à base et chapiteau supportant des arcs en plein cintre. L'archivolte est décorée de motifs hémisphériques. Il n'y a pas de tympan. Les colonnes également en pierre ne reposent pas sur le sol mais sur un pan de mur en brique.
Richement sculpté, ce portail est de style roman. Les décors sont nombreux ‘et variés : personnages, végétaux, motif géométrique de billettes.
Sur les corbeilles lues de gauche à droite depuis le porche : 1 l'avare tenant sa bourse, 2 un motif végétal inspiré du chapiteau corinthien (feuilles d'acanthes), 3 un homme les bras levés soumis à deux démons (représentation de la luxure, un autre pêché capital), et 4 Adam et Eve.
Les tailloirs sont ornés de motifs floraux.

Les sculptures datent du début du XIIe s. On s’est sûrement inspiré de celles de la basilique Saint Sernin, mais l’artiste a été ici moins adroit et la pierre utilisée de mauvaise qualité.

Les formes sont massivement traitées en haut-relief ; les proportions et les positions des personnages peuvent paraître étranges. Mais cet ensemble est chargé de sens.

Le contraste est important entre ce portail et l'absence quasi totale de sculpture monumentale à l'intérieur.
Le style gothique méridional a tendance a l'abandonner : ici les arcs retombent sur de simples culots ou sur de rudes corniches. Il faut considérer cela comme une réponse proposée par saint Dominique au XIIIe s. face au catharisme : la grandeur de l'Eglise ne réside pas dans l’embellissement des lieux de culte.

Ce n’est que plus tard vers la fin du Moyen Age, que le goût du décor réapparaît à Belberaud, aussi bien en architecture et en sculpture (voûte à liernes et tiercerons portée par des culots sculptés). La peinture murale du XVe s a été soulignée au XXe s.

 

LES VITRAUX

Tous figuratifs, ils sont modernes (XIXe s) ou contemporains (XXe s) : le Christ, saint Jean-Baptiste, et d’autres saints.

 

LE MOBILIER

*Les Fonts Baptismaux (marbre).
* Le bénitier (marbre de Caunes-Minervois, rouge veiné de blanc, XVIIIe s).
La chapelle des Fonts Baptismaux est couverte d’une voûte à liernes et tiercerons, portée par des culots sculptés aux symboles des quatre évangélistes :

1 l’aigle (saint Jean)
2 le taureau (saint Luc)
3 le lion (saint Marc)
4 l’homme (saint Mathieu)
Ces sculptures sont abîmées et difficilement lisibles.

Dans la chapelle de la Vierge, les lettres “ DB ” figurent en caractères gothiques sur un chapiteau (1) et sur la clef de voûte.
La chapelle sainte Germaine abrite l’ancien maître-autel (XVIIIe s.).
Dans la chapelle saint Joseph, sur la clef de voûte sont gravées deux lettres gothiques : “ RM ”.



LA PEINTURE

Les fresques :

Couvrant la chapelle de la Vierge, l’arc et le mur donnant sur la nef, elles tempèrent la sobriété de l’église gothique. La voûte est peinte de manière à imiter des pierres. De la clef de voûte naissent des gueules ouvertes et des nervures.
Sur chacun des cinq pans de mur, sont figurées des scènes décorées, animées par la présence d’anges ou de visages. D’est en ouest :
* l’Assomption où une colombe représente le Saint-Esprit
* le Couronnement de la Vierge
* deux personnages ( les donateurs ?)
* le repas chez Simon. Marie-Madeleine verse du parfum sur les pieds du Christ, qu’elle essuie avec ses cheveux
* le Christ en Croix, la Vierge, saint Jean, Marie Madeleine et le vase de parfum. Au-dessus, le soleil et la lune
* saint Jean-Baptiste avec son vêtement de poils de chameau (Mathieu, 2,3).
Des personnages dont la Vierge, le Christ et un moine, ornent le grand arc ouvrant sur la nef. A l’avant se trouvent :
* un évêque à l’avant d’un mur crénelé en pierres
* Jésus ressuscité tient une bannière devant un jardin clôturé. Marie Madeleine le prend pour le jardinier (Jean, 3, 20)

 

"La paroisse de Belberaud précédemment de l’ensemble paroissial de Baziège, doyenné de Notre-Dame en Lauragais, est désormais rattachée à l’ensemble paroissial d’Escalquens-Labège et au doyenné Sud-Est."
Ce Décret de Mgr l’Archevêque a pris effet le 1er janvier 2016

 

En effet, aux termes de la loi du 9 décembre 1905, et de ses modifications ultérieures, en vertu de l’article 5 de la loi du 2 janvier 1907,  l'église paroissiale de Belberaud  et les meubles la garnissant en 1905 sont propriétés de la commune, elle est mise à la disposition des fidèles et du clergé pour l’exercice du culte.

 

 

Monsieur l'abbé Bernard QUÉHEILLE

est curé de Belberaud

 

Contacts

Place du Souvenir - 31650 Saint-Orens-de-Gameville

Tél. 0561392072
secteur.paroissial @ paroissestorens.com

 b.queheille@paroissestorens.com

http://paroisse.storens.free.fr/